Le Brésil choisit le Stade de France pour se refaire une santé

France-Bresil25 Juin 1999 – 26 Mars 2015, 16 ans déjà que le coq tricolore ne s’était pas fait autant déplumé dans sa basse-cour. On avait pourtant bien notifié à nos amis les brésiliens qu »il s’agissait d’un match amical mais, il faut croire que les sud-américains ont la rancune tenace. En effet, la France des grands (Zizou, Desailly, Vierra, Blanc, Thuram etc) avait humilié la Seleçao en finale de la coupe du monde 1998 et on a cru à tord que l’eau avait coulé sous les ponts.

Hier, c’est une vague « d’hommes verts » armés jusqu’au crampons qui a déferlé sur la verte pelouse du Stade de France. Les Bleus avaient pourtant bien commencé avec une belle tête de Varane qui atterrit dans les filets de Jefferson. Une vingtaine de minutes plus tard, le géant sud-américain qui avait beaucoup à se faire pardonner (notamment le fiasco de la coupe du monde passée) est sortit de sa torpeur. Qui aurait cru que l’agile coq de la Bastille aurait tant de mal à suivre les pas de danse de l’habile poule brésilienne? Certes, personne ne s’attendait à un match facile mais au vu des récentes performances de l’équipe de France, on espérait plus de combativité et un jeu d »un niveau plus élevé que ce que nous ont offert nos footballeurs hier.

Le danseuse brésilienne hier était grande, très grande, un peu trop même pour le poulet français qui a été contraint par Neymar et ses coéquipiers à jouer défensif sur son propre terrain, au point d’en perdre ses moyens _ de nombreuses pertes de balles, des défenseurs qui ne savaient plus dans quel sens courir et surtout un manque criard, limite affligeant, d’efficacité des attaquants _ bref le chaos. Ce match pour tous ceux qui l’ont suivi a été un gros aveux d’échec et une déception de taille, pas uniquement à cause des buts encaissé mais surtout en raison du gouffre abyssal de niveau entre les deux équipes. L’équipe de France hier s’est laissée traumatiser par des brésiliens qui ont à force, fini par imposer leur rythme et prendre le jeu complètement à leur compte.

En l’absence de Kpogba (blessé) et malgré la présence de Karim Benzema (pas étincelant du tout), Deschamps a servit hier de piste de danse à Dunga. Toutefois, cela ne devrait pas être un frein aux ambitions du champion de France et de ses poulains qui savent mieux que quiconque qu’il faut se remettre tout de suite au travail et prouver au monde qu’ils ont de quoi prendre leur revanche.

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